Association Actualité politique Actualités Le Revenu Inconditionnel Poésie Europe Décroissance Social

Gestion des services publics locaux

Accord droite-gauche pour la gestion de la communauté urbaine de Marseille

Reçu de Jean-Louis Linossier

vendredi 23 mai 2008.
L’info est à lire rapidement mais les commentaires sont à déguster comme du petit lait !

UMP et PS sont parvenus à un accord sur la gestion de la communauté urbaine de Marseille, dirigée par le PS alors que la droite y est majoritaire, a annoncé vendredi son président Eugène Caselli (PS).

L’accord porte sur la répartition des vice-présidences et des délégations ainsi que sur un texte commun pour la nouvelle mandature, a précisé M. Caselli à la presse à l’issue d’une réunion des élus.

Seize postes de vice-présidents sont attribués à la droite, quinze à la gauche et deux à des élus indépendants, la voix du président s’ajoutant, a indiqué M. Caselli en se déclarant "très satisfait" de cet accord.

Renaud Muselier (UMP) qui à la surprise générale avait été battu par M. Caselli lors du vote pour la présidence de Marseille-Provence-Métropole (MPM) le 17 avril, sera premier vice-président.

Marseille suit ainsi l’exemple de Bordeaux où droite et gauche étaient déjà parvenues à un accord de coopération pour la gestion de la communauté urbaine au lendemain des municipales. A Bordeaux, la gauche est majoritaire d’une courte tête.


Commentaires

Toutes ces magouilles remettent en mémoire la fameuse maxime des mousquetaires arrangée par Coluche : un pour tous, tous pourris.

N’oublions pas en effet que tous ces postes sont rémunérés.
À titre d’exemple, au Grand Lyon, le président perçoit 4414.68 € mensuel, les vice-présidents 2207.34 € et les simples conseillers 1047.55 €.
Comme le Grand Lyon comprend 155 conseillers dont 40 vice-présidents, postes là aussi largement partagés avec la droite et des sans parti dont la majorité de gauche n’avait pas besoin, on devine sans mal ce qui peut arriver lorsqu’il faut acheter sa majorité. C’est le cas de Marseille.
Il va sans dire que les grands servent toujours d’exemple aux petits et que les mêmes magouilles se développent dans la plupart des communes et des intercommunalités.
Les sommes en jeu sont moindres. Quoi que ? Et puis merde, il n’y a pas de petits profits, il n’y a que des profits.

Je vous laisse le soin d’aller les chercher auprès de vos chers (ô combien) élus en leur demandant de les justifier un peu comme dans les entreprises dont ils sont ou ont été salariés.
Que rapportent-ils à leurs électeurs, notamment lorsqu’ils délèguent au privé des services publics avec l’argent public que cela met en jeu ?
C’est l’une des facettes du libéralisme.
Après l’avoir testé, même les soces l’adoptent. Voir Delanoë et beaucoup d’autres ...

Sarko appelle ça l’ouverture.

Il y a longtemps que les intercommunalités organisent leurs majorités de cette manière. _Comme les CA des grandes multinationales, les postes rémunérés des intercommunalités restent "en famille". _Ainsi, on les cumule entre cooptés élus et on en multiplie le nombre en mutipliant les syndicats. Par exemple : un pour l’eau, un pour l’assainissement, un pour les déchets, un pour la voirie, un pour l’hopital, ...

Avec 36000 communes, essayez d’imaginer toutes les combinaisons possibles.

En clair, on ouvre les caisses en direction des poches des prêts à tout pour de l’argent.
Et encore ne s’agit-il là que de la partie visible de l’iceberg.
Ces élus passant des marchés énormes dénommés publics avec le privé, imaginez la suite ... dans le cadre institutionnalisé du PPP.

Et tout ça, comme les heures sup, sans impôt et sans charges sociales.
Tu gagnes plus en ne foutant rien.
Sarko lui-même est battu.
Ne sentez-vous monter cette odeur ?

JL LINOSSIER CACE

Dans la même rubrique


[Sommaire]
Contact Chercher : 
Plan du site