Après quelques autres affaires récentes relatives à la gestion des services publics locaux, cette affaire met en cause, une fois de plus, la gestion du Grand Lyon, de manière très précise, sur les domaines de l’eau et de l’assainissement dont le budget dépasse 150 millions d’euros.
(100 M€ pour l’eau et environ 50M€ pour l’assainissement)
UFC parlant de plus de 170 % de surfacturations, malgré une erreur sur le prix de l’eau qui monterait le préjudice à plus de 250 %.
On reste pétrifié face à l’ampleur du scandale.
Il est urgent de vous expliquer.
Avez-vous une mise au point à donner à l’ACER Association des Consommateurs d’Eau du Rhône), pour le cas du Grand Lyon, largement développé dans l’article d’UFC ? Vous = les destinataires de ce courriel, acteurs politiques et administratifs du Grand Lyon, censés connaître la réalité des faits incriminés.
Il est pourtant grand temps de rendre publique votre mise au point.
Qui ne dit rien consent. L’adage est bien connu.
Notamment en nous adressant une réponse claire à cette question : l’article d’UFC est-il crédible, puisque le Grand Lyon est cité en bonne place dans l’article malgré 2 erreurs qui arrangent le Grand Lyon ?
En effet, le prix du m3 d’eau facturé aux usagers domestiques, pour une consommation de 120 m3, était de 1.60 € / m3 au 1/01/04 et non de 1.30 € / m3 comme le prétend UFC (gestion en délégation à 85 % à la CGE et 15 % à la SDEI comme ne le dit pas UFC). Idem pour le prix de l’assainissement facturé à 0.68 € HT et non pas 0.75 € / m3 comme le déclare UFC ; et 0.68 € / m3, quelle que soit la consommation et avec une gestion en régie comme ne le dit pas non plus UFC.
Vous avez déjà déclaré que l’article du journal UFC n’était pas sérieux dans un communiqué de presse et dans le journal Lyon Capitale.
Selon le Grand Lyon, plusieurs erreurs fondamentales, une méthode non dévoilée, un cabinet d’expert inconnu ... pourraient être mis en cause quant à la crédibilité de l’expertise du journal UFC.
Journal théoriquement indépendant de l’association mais qui rapporte beaucoup ... A qui ? Indépendance quand un non journaliste cosigne l’article ?
Confirmez-vous ces dires ? Etes-vous prêts à les expliciter ? Au moins pour ce qui concerne le Grand Lyon.
Convenez d’autre part, qu’il peut être considéré comme malsain de voir le Grand Lyon voler au secours de son fermier, qui n’a rien dit jusqu’à présent alors qu’il est accusé de surfacturer ses services non seulement par la presse et des associations de consommateurs, mais aussi par la Chambre régionale des Comptes et même ses propres auditeurs : Finance Consult, SP 2000 notamment.
Il faudra bien répondre aussi à cette question.
L’Humanité, la Terre et bien d’autres : le Progrès de Lyon notamment publient des articles qui vont dans le même sens, reprenant ce que vous contestez tout en refusant par ailleurs de publier les analyses de notre association (les journaux ci-dessus et le Grand Lyon).
Toute cette histoire pue.
Notre association, l’ACER, vous a adressé un document provisoire (en pièce jointe) basé sur une analyse, poste par poste du Compte rendu technique et financier des délégataires, des surfacturations de la CGE, que vous cautionnez semble -t-il. Quel jugement portez-vous ?
Etes-vous prêts à débattre de tout cela, dans la presse et au sein de la CCSPL, en organisant très vite plusieurs réunions du groupe de travail eau de la CCSPL ? Et en donnant largement la parole aux associations, dont en particulier l’ACER qui alimente largement le débat depuis plusieurs années.
Ce document provisoire de l’ACER (Grand Lyon ; analyse rapide des surfacturations), donné en pièce jointe, corrobore certaines conclusions du Journal UFC, bien que les méthodes d’évaluation soient largement différentes et que l’ACER préfère les siennes qui consistent à ne dénoncer que ce dont on est sûr pour garder sa crédibilité. Il n’est jamais bon, en effet, d’employer les méthodes de ses adversaires lorsqu’elles ne sont pas claires et de ce fait contestables (erreurs dans des données non contestables et qui ne peuvent qu’entacher des estimations révélées au sens religieux du terme bien que dites issues d’un modèle mathématique mais non démontré et surtout non rendu public).
Il faut lever le voile de l’opacité et de la désinformation, et aller immédiatement au débat avec les associations de Lyon : l’ACER et UFC notamment.
Dans l’attente de votre réponse...
Sincères salutations,
Jean Louis Linossier ACER, CACE, ATTAC 69
Voir aussi Interpréter la facture d’eau